Jacqueline BADORD

Texte de Jose SERRATO/

Jacqueline Badord doit avoir plus de 80 ans, mais peu importe, c’est la vivacité qui émane d’elle qui frappe au premier abord. Cette femme énergique, malicieuse,porte sur ce qui l’entoure ce regard bienveillant des artistes qui aiment la nature humaine.

Jaqueline Badord est née en Provence, dans une famille de musiciens. Alors qu’on l’espérait violoniste, elle préféra dessiner et modeler le Beethoven posé sur le piano. Très jeune, elle rentre aux Beaux-arts de Toulon et n’a eu de cesse, depuis, de dessiner et de sculpter.

Mariée en 1942 avec le sculpteur Olivier Descamps, le couple travaille en parallèle. En 1959 ils s’installent à Paris avec leur trois enfants. Remarquée par les architectes lors de ses premières expositions, elle ne cessera d’avoir des commandes pour des espaces publics et c’est partout en Europe mais aussi au Canada que ces projets se réaliseront.

Aujourd’hui, c’est au coeur du quartier latin que se niche son atelier parisien, celui des « petites pièces », les oeuvres en papier, les pièces plus monumentales sont en Provence. Dans l’atelier, on sent de suite la nature généreuse de Jaqueline Badord qui montre tout ce qui est là et invite à « fouiller » au milieu des sculptures, des bijoux, des maquettes et des croquis qu’elle retravaille sans relâche jusqu’à obtenir la spontanéité du premier coup de crayon. Elle déclare « je ne dessine bien que par instinct ». En effet, elle n’aimera que son premier et son dernier dessin, entre les deux ce sera la recherche du trait, de l’expression du mouvement.

Dans son sac, l’essentiel, c’est à dire un carnet de croquis et un crayon. Elle croque des scènes de la vie qui deviendront peut être l’une de ses « cartes », comme un livre d’une seule page où la couverture laisse apparaître l’intérieur, qui est en fait la continuité de l’extérieur Quelquefois, la « carte » deviendra géante, sculpturale et toujours avec ce papier du Moulin du Gué que l’artiste apprécie tant.

A découvrir aussi, ses livres en édition limitée « New York » ou « Violoncelle », des chefs-d’œuvre aussi attachants que leur créatrice.

Jaqueline Badord vient de recevoir le prix de sculpture de l’institut de l’académie des Beaux-Arts.

Jean-Louis SERRATO

Site de jacqueline Badord.

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s