Lewigue

«Je fais vite/Je fais court/Le temps m’est compté.» écrit Lewigue en 1995 (Échardes). Deux ans plus tard, dans Coupe-Cendres, il laisse que s’exprime une conviction élémentaire :

«La couleur que j’édifie

La parole que j’éveille

Le geste que je dénoue

Survivront à ma nuit

Comme autant de traces

D’un chemin à refaire.»

Temps vénéneux, À vif, Exil du vent, Façon de silence scandent notre effort pour faire entendre, du plus profond des écarts, ces vers de Jean Rousselot, les premiers de « Pour accompagner Lewigue »(1991) :

«D’un éclair qui durerait

On pourrait faire une route

Qui multiplierait l’existence…»

Ces quatre recueils marquent notre volonté de conjuguer leur conditionnel… au présent.

Temps vénéneux

Poésie 80 pages – 15 euros / EAN 9 782912 824769

Façon de silence

Poésie 101 pages – 15 euros / EAN 9 782912 824875

Deuxième et troisième volumes de ses poésies complètes,  À vif et Exil du vent réunissent les inédits et les textes des livres d’artiste (pièces uniques) de Lewigue.

Nous dédions à sa femme Michèle ces recueils posthumes. Elle seule pouvait nous permettre de réaliser ce travail.

Du peintre-poète, emporté juillet en 2005 par une maladie fulgurante, l’historienne d’art Lydia Harambourg écrivait quatre ans plus tôt : Chez lui, «… le noir est pensé comme une couleur. Il est épiphanie et cataclysme, apparition et mystère…»

Roland Nadaus, l’écrivain, l’ami, lance sur son cercueil cet hommage qui résonne encore dans nos êtres : «Oui Lewigue nous ressoude au monde, à notre monde intérieur autant qu’à la poussière/boue de nos chairs – il nous ressoude à notre corps spirituel autant qu’à ses souffrantes apparences. Mais il le fait en couleurs.– En couleurs!» C’est pour nous comme la mesure d’un pacte qui nous lie à jamais.

À vif

Poésie 95 pages – 15 euros / EAN 9 782912 824776

Exil du vent

Poésie 110 pages – 15 euros / EAN 9 782912 824868

Troisième volume de ses poésies complètes, Exil du vent contient les derniers manuscrits inédits susceptibles d’être publiés in extenso. Nous devons maintenant nous aventurer dans la forêt du journal et des cahiers d’atelier du peintre dont la fièvre donne lieu, à partir de 1964 et jusqu’à sa mort en juillet 2005, à des expositions annuelles en France et à l’étranger.

L’historienne, écrivain d’art, Lydia Harambourg a pu témoigner à quel point Lewigue s’était lancé à corps perdu dans «… la conquête d’un espace où le doute et le désir libéraient la couleur dans la forme, pour un langage nouveau, un langage accordé au monde de demain.» C’est à rencontrer ce langage haute tension que les éditions d’écarts vont désormais se risquer.

Lewigue « le Signateur »,par Roland Nadaus

Jean Marie Lewigue. Par Jacqueline Starer.

http://www.nanga.fr/l/lewigue.htm

Advertisements

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s