Métaphysique de l’imagination de Cynthia Fleury (Table des matières)

1ère Partie

I/ Les faux jours de la lanterne magique

1/ Le jeu des passions de l’âme
2/ La souffrance de la connaissance

II/ A la recherche d’une incandescence de l’imagination

1/ Les catégories de l’Excès
2/ Une expérience d’intimité
3/ Constellation de l’âme et cristallisation de la matière
4/ L’invitation au voyage
5/ Valeur et verticalité : la merveille du meilleur
6/ Le rêve
7/ Le monde irréel

III/ L’imagination et son oeuvre

L’artiste feu
1/ De la créativité de l’artiste à une création de l’âme 1.1/ comment dire le geste inaugural ? Le mime ou l’imagination de sa mémoire
1.2/ Un peu de temps à l’état pur
1.3/ L’imagination de l’instant ou l’image-temps
2/ De tous ses yeux la créature voit « l’Ouvert » 2.1/ L’imagination de la mort et le calme regard de l’animal
2.2/ L’Art est-il un espace métaphysique ?
3/ La gloire de l’oeuvre d’art

IV/ Le monde imaginal, Terre de l’âme

1/ La pensée par images, au-delà d’une fantastique transcendantale 1.1/ Le monde imaginal ne fabrique pas des idoles allégoriques mais des icônes symboliques
1.2/ Comment parvenir au regard contemplatif ? Faut-il savoir regarder la mort pour connaître le regard de feu ?
1.3/ Construire le regard revient à déployer la vision de l’âme, autrement dit, à la libérer. Apprendre à regarder est le premier acte éthique
2 L’imagination noétique et créatrice, par-delà l’imagination transcendantale, du monde imaginal
3/ L’Orient du monde imaginal ou l’âme se levant à son orient 3.1/ L’Orient est un concept imaginal, un principe régulateur trouvant dans la Lumière sa figuration symbolique
3.2/ Les pèlerins de l’Orient et les vagabonds de l’Occident
4/ Le Numineux et la découverte de l’Ange, le Double de Lumière 4.1/ Angélologie et anthropologie fondent ensemble l’éthique de l’âme humaine
5/ La matière spirituelle 5.1/ L’Âme est « matière imaginale » parce qu’elle exprime le désir de l’Intelligence
5.2/ L’irréductible identité de la matière et de la forme
6/ Le monde imaginal, aux confins de la métaphysique et de l’Ethique 6.1/ L’imagination est mytophile et philosophe
6.2/ Le monde imaginal combat la vérité du mythe et propose une autre conception de la séparation entre la créature et son Créateur

V/ L’herméneutique ontologique

1/ L’interprétation est-elle une dérive de l’imagination ? 1.1/ Quand l’interprétation s’éclipse au profit de l’interprète-sophiste, l’imagination active disparaît au profit d’une fantaisie (phantasia) injustifiable, disant indifféremment l’être ou le non-être. Elle est alors source de potins et de rumeurs
1.2/ Les textes, comme les maisons, doivent être bâtis pour être « habités »
1.3/ L’interprétation imaginale n’est pas une interprétation strictement poétique : elle reste attachée à la sphère ontique, et ne substitue pas au monde réel, celui de la parole
2/ De l’interprétation à l’herméneutique ontologique 2.1/ L’interprétation est un mouvement « naturel » : la métaphore relève de la mimésis et de la phusis
2.2/ L’interprétation, pour être ontologique, doit être écriture interprétante : à mesure que l’imagination interprète le teste, elle construit parallèlement le propre récit de l’âme
2.3/ L’interprétation est discours de l’être parce qu’elle est discours imaginal. La métaphore retrace scripturairement l’évènement que l’âme a vécu dans l’inter monde de l’imagination
2.4/ Le dévoilement de l’ésotérique de l’ésotérique correspond au « Connais-toi toi-même » philosophique : l’interprétation accède à la connaissance imaginale en distinguant la répétition du redoublement inutile
3/ De l’interprétation à la révélation : l’ultime épreuve de l’herméneutique ontologique 3.1/ L’interprétation du silence et la découverte du secret
3.2/ « Jusqu’à ce que les silences de nouveau s’ouvrent, comme parfois s’ouvrent les eaux »
3.3/ Du silence littéral au silence de mon coeur
3.4/ L’interprétation est connaissance imaginale. L’interdire signifierait rendre inaccessible à l’âme le monde imaginal, et impossible sa propre compréhension
3.5/ « Ô mon âme, pour toi que reste-t-il à faire ? qu’à briser ton orgueil devant un tel mystère »
3.6/ Le poète ne dit-il pas « Pardonne à cette main l’angoisse de ses mots » ?
4/ L’âme élabore une ontologie grâce à « la relation herméneutique » 4.1/ La Révélation est un message qui m’est adressé, Son message
4.2/ L’interprétation scripturale est légitime : la main-qui-écrit « prolonge » la main que Dieu nous tend
4.3/ L’interprétation cherche à expier la faute originelle, en élaborant un acte libre de parole censé réparer le libre-arbitre fautif et orgueilleux d’Adam
5/ La méthodologie imaginale de l’herméneutique ontologique 5.1/ L’interprète laboure la « Terre de l’âme »
5.2/ La méthodologie imaginale est une maïeutique, un déploiement métaphorique de la vérité
5.3/ Le Buisson ardent comme l’illustration parfaite du discours méthodologique de l’interprétation imaginale

VI/ Premières conclusions sur la métaphysique de l’imagination

1/ L’eschatologie comme réalisation (mise-au-réel) de l’imagination 1.1/ La révélation est un processus de concrétisation et de réalisation subjective par opposition à l’analyse conceptuelle, processus d’abstraction visant l’objectivité
1.2/ La révélation est la réalisation eschatologique de l’âme, soit la « mise au présent » de la présence (à soi) de l’âme
1.3/ La mise-à-l’indicatif de l’Impératif ou la spatialisation du temps
1.4/ La révélation imaginale comme l’étude du « présent »
1.5/ L’étude de l’imago Templi et du temple terrestre permet de mieux comprendre le rapport qui existe entre l’image et la réalité
2/ La philosophie prophétique : la révélation est réalisation libre 3/ L’Imaginal, parce qu’il est le « lieu non-lieu » de l’âme, n’oppose pas la révélation à la réalisation ni la Présence au Devenir 4/ La métaphysique de l’imagination définit la vérité comme « substance relationnelle » et la vision imaginale comme vision-éthique 4.1/ L’épisode du Buisson ardent : une illustration de la théorie imaginale de la vision-éthique
5/ La renaissance au désir comme force psychanalysée et forme psychanalisante
6/ La chevalerie spirituelle ou l’imagination faisant ordre
6.1/ Le portrait du chevalier
6.2/ Trois caractéristiques de l’attitude chevaleresque : un désespoir cause d’espérance, une morale de l’ordre du « en faisant », un art de saisir l’occasion
6.3/ De la générosité cartésienne à la juvénilité spirituelle
6.4/ La chevalerie spirituelle comme théorie imaginale de la liberté et de l’ordre : déplacement de la notion d’archétypes séparés à celle d’idées « missionnées »

VII/ Quand le miroir s’étonne…De la connaissance du réel comme ontophanie

1/ De la théophanie à l’incarnation sans jamais traverser la transparence 1.1/ La théophanie : ni « face », ni « Face », mais face-à-Face imaginal
1.2/ L’ontophanie comme plénitude imaginale
1.3/ L’incarnation : une dynamique ascensionnelle de la forme imaginale
1.4/ L’incarnation ou la rencontre de la théophanie avec ell-même : entre transparence et sacrifice
2/ La hiéohistoire ou le salut des phénomènes 3/ Quel est le symbole d’une connaissance du réel ? 3.1/ Le visage est-il l’autre nom du phénomène imaginal ?
3.2/ Phénomène jusqu’à la trace
4/ La trace imaginale ou la modalité hiérohistorique du salut

VIII/ La gloire du roseau parlant : l’imagination comme un autrement dit

1/ L’interprétation éthique 1.1/ Le tracé de l’effacement de la trace
1.2/ Le reseau parlant : l’injonction imaginale
1.3/ Le récit imaginal ou la mise-en-question originelle
1.4/ La parole imaginale : de la promesse à la hiéro-promesse (prière), pour s’orienter vers l’authentique promesse
2/ La nouvelle interprétation imaginale ou la critique emphatique de la métaphysique de l’Un 3/ La métaphysique de l’imagination ou le surgissement de l’humain dans l’être
4/ L’autrement dit : monologue de Jésus-Christ ou dialogue entre Jésus et Judas ? 4.1/ L’oeuvre comme la Croix du logos
4.2/ Le verbe de Jésus dit le moins-être de la créature, renversant par-là même le destinée du Verbe
4.3/ « Jésus l’Imagination »
4.4/ La parole christique ou la parole qu’il faut interrompre : Jésus pourrait-il dire (donner du sens, signifier) sans l’intervention de Judas et de Pierre ?

2ème Partie

I/ Le secret de la subjectivité

1/ Le secret de la méthode : de la réduction égologique à l’irréductibilité de la solitude-au-sein-du-Deux 1.1/ L’autre secret
1.2/ La solitude au sein-du-deux
2/ Le sujet devient sujet en créant sa solitude 2.1/ Le surcroît de solitude
2.2/ Le Partage de la solitude divine
2.3/ La solitude du Seul ou l’intelligibilité du Deux
3/ De la séparation en tant que lien originel 3.1/ Le primum relationis : le désir du lien
3.2/ Le sujet-séparé préserve l’infinité du désir de l’infini
3.3/ Le sujet ou l’authenticité du manque
4/ Le sujet : créateur d’une création qui le réclame 5/ Le secret de la subjectivité 5.1/ De l’adieu à l’à-Dieu
5.2/ Le sujet éthique est l’élu de l’infini
6/ Le sujet éthique se libère à partir de la vérité de la séparation 6.1/ La séparation et l’infini
6.2/ La séparation est l’in-condition pour le sujet d’un rachat de création : de la subjectivité occidentale à la subjectivité orientale
7/ L’imagination hyperbolique du sujet éthique 7.1/ De l’hyperbolisme du Même à l’hyperbolisme de l’Autre
7.2/ La vérité de l’oeuvre créatrice ou la fécondité du système : du sujet éthique à l’Amour

II/ L’amour ou la pensée de l’autre

1/ Le discours de la totalité sacrifiée 1.1/ L’entendement d’amour et sa logique imaginale : « logique de l’autre et de l’uniquement »
1.2/ L’inadéquation ou la relation imaginale comme condition de possibilité de l’Amant
1.3/ L’amour contre le tourment de la naissance
1.4/ Le devoir d’amour
2/ Le transfert psychanalytique ou l’analyse sacrifiée 3/ La justice comme (re)production-création de la totalité sacrifiée 3.1/ L’arithmo-philo-sophie
3.2/ La religion du visage ou la pensée du tiers : de l’uniquement à l’unique
4/ Le couple féminin-masculin de l’amour ou les principes d’une pensée d’amour 4.1/ L’humanité ou la pensée éthique de la différence sexuelle
4.2/ Femme et féminité : qui est l’épouse de l’Autre ?
5/ Le couple conjugal ou la dialectique de l’alliance 5.1/ Femme de l’homme et femme de Dieu
5.2/ La dialectique de l’alliance : la fidélité au lien
6/ La sexualité théophanique 6.1/ La création du corps d’amour ou l’interprétation imaginale du corps de l’autre
6.2/ La pensée d’amour ou le désir non-érotique
6.3/ Le plaisir de l’invisible : le rien imaginal
6.4/ Le monde imaginal : lieu où la relation sexuelle est approche complice de l’autre
7/ Au sein du monde imaginal se crée une nouvelle intrigue entre Beauté et Amour : la sublimation de l’homme mortel en Humain 8/ La pensée d’amour comme éthique de la mort 9/ La philo-sophie ou la philosophie-devant-l’autre

III/ La tristesse : l’émotion du fondement

1/ De mon émotion la plus intérieure à l’Émotion première, fondamentale 1.1/ Entre moi et moi : la morsure de l’en-soi ou l’écoulement ontologique
1.2/ De l’ophélisation (bachelardienne) à la Tristesse (corbinienne) : la découverte de l’imagination émotionnelle
2/ L’émotion sur la voie de jugement imaginal 2.1/ L’émotion triste est celle de l’amant désirant l’infini : s’attrister, c’est prendre conscience de l’amour qu’éprouve l’un envers l’autre et le réel
2.2/ De l’émotion d’amour à l’émotion de la pensée d’amour : le passage-à-l’infini
2.3/ L’émotion infinie naît de la rencontre de l’âme et de la « distance » et s’éprouve telle une « mise au lointain »
3/ La Tristesse divine ou la relation fondamentale 3.1/ L’espace imaginal est significatif parce qu’il hérite de la Tristesse divine, en se chargeant de son écho
3.2/ La Tristesse divine désigne l’entre de la Beauté et de l’Amour. Elle qualifie la chute de l’Intelligence vers l’Âme et oriente par là-même celle de l’âme
4/ La Tristesse divine ou l’émotion du fondement : à la source de l’humidité de l’âme 4.1/ La Tristesse divine est la compagne de l’âme
4.2/ Le pleur est-il le souffle véritable ?
4.3/ L’émotion triste est au coeur (centre du coeur) du procédé cognitif du réel : elle donne lieu à un jugement authentique qui ne sépare pas le représentation (qu’il se fait du réel) de la comparution du sujet pensant
4.4/ L’émotion du fondement fait « halte » devant l’évidence
5/ L’humidité de l’âme ou la preuve chaleureuse de Dieu 5.1/ Cristallisation et liquéfaction de l’âme : vers le passage, ou le pas-sage, jusqu’à l’épuisement des larmes
5.2/ De la miséricorde divine à l’imagination (par l’âme) de la pitié
5.3/ L’âme humide est fille de l’Un-mère. L’imagination éthique invente la filiation (éthique) de la Mère
5.4/ L’hyperbolisme créatif de l’âme et la découverte de la vérité
6/ L’histoire Triste de l’âme : lorsque l’émotion se fait événement hiérohistorique 6.1/ La juvénilité de l’âme : devenir le chevalier de la Mère, porter le blason maternel
6.2/ L’Un-Mère n’est pas la mort mais la mort faite Mère
6.3/ La hiérohistoire de l’âme ou la découverte imaginale de la filiation (à l’Un-Mère) : l’âme, au lieu de revendiquer sa filiation, vise l’infini de la filiation
6.4/ L’histoire de l’émotion ou le récit du deuil d’amour

IV/ Le mundus imaginalis : du « monde imaginal » à la « mer imaginale »

1/ La « mer imaginale » ou le référentiel de la Chute et de l’Un-Mère 1.1/ L’axe de la Chute
1.2/ La mer sacrosainte : l’Ile Verte et la mer blanche
1.3/ Le Monde des Mères et l’Un-Mère
1.4/ Blancheur d’écume et Blancheur d’Orient : quand l’inachèvement de l’âme se révèle accomplissement
2/ L’histoire de l’âme dans la « mer imaginale » : la mémoire du Blanc ou l’effacement même de la trace 3/ Le miroir ondin de la mer imaginale 4/ La mer imaginale : première introduction à l’écriture

V/ À la porte du Livre

1/ Sur les chemins de l’écriture et de la lecture : c’est au sein des dynamiques d’exil et de fuite que se définit le noeud formé par l’écriture, la lecture, le lieu (et l’avoir lieu)
2/ Le péché d’écriture et de lecture
3/ Le lieu du Livre ou l’hospitalité humaine : le livre de l’homme et de Dieu
4/ Le Livre : un monde imaginal où les paroles, humaine et divine, se font face
5/ Entre écriture et lecture, un rapport théophanique de l’ordre de l’insoupçonné
6/ L’interprétation imaginale : le sens de l’hospitalité
7/ À la conquête de l’insularité imaginale
8/ Le Texte ou la demeure imaginale

1ère Partie

I/ Les faux jours de la lanterne magique

1/ Le jeu des passions de l’âme
2/ La souffrance de la connaissance

II/ A la recherche d’une incandescence de l’imagination

1/ Les catégories de l’Excès
2/ Une expérience d’intimité
3/ Constellation de l’âme et cristallisation de la matière
4/ L’invitation au voyage
5/ Valeur et verticalité : la merveille du meilleur
6/ Le rêve
7/ Le monde irréel

III/ L’imagination et son oeuvre

L’artiste feu
1/ De la créativité de l’artiste à une création de l’âme 1.1/ comment dire le geste inaugural ? Le mime ou l’imagination de sa mémoire
1.2/ Un peu de temps à l’état pur
1.3/ L’imagination de l’instant ou l’image-temps
2/ De tous ses yeux la créature voit « l’Ouvert » 2.1/ L’imagination de la mort et le calme regard de l’animal
2.2/ L’Art est-il un espace métaphysique ?
3/ La gloire de l’oeuvre d’art

IV/ Le monde imaginal, Terre de l’âme

1/ La pensée par images, au-delà d’une fantastique transcendantale 1.1/ Le monde imaginal ne fabrique pas des idoles allégoriques mais des icônes symboliques
1.2/ Comment parvenir au regard contemplatif ? Faut-il savoir regarder la mort pour connaître le regard de feu ?
1.3/ Construire le regard revient à déployer la vision de l’âme, autrement dit, à la libérer. Apprendre à regarder est le premier acte éthique
2 L’imagination noétique et créatrice, par-delà l’imagination transcendantale, du monde imaginal
3/ L’Orient du monde imaginal ou l’âme se levant à son orient 3.1/ L’Orient est un concept imaginal, un principe régulateur trouvant dans la Lumière sa figuration symbolique
3.2/ Les pèlerins de l’Orient et les vagabonds de l’Occident
4/ Le Numineux et la découverte de l’Ange, le Double de Lumière 4.1/ Angélologie et anthropologie fondent ensemble l’éthique de l’âme humaine
5/ La matière spirituelle 5.1/ L’Âme est « matière imaginale » parce qu’elle exprime le désir de l’Intelligence
5.2/ L’irréductible identité de la matière et de la forme
6/ Le monde imaginal, aux confins de la métaphysique et de l’Ethique 6.1/ L’imagination est mytophile et philosophe
6.2/ Le monde imaginal combat la vérité du mythe et propose une autre conception de la séparation entre la créature et son Créateur

V/ L’herméneutique ontologique

1/ L’interprétation est-elle une dérive de l’imagination ? 1.1/ Quand l’interprétation s’éclipse au profit de l’interprète-sophiste, l’imagination active disparaît au profit d’une fantaisie (phantasia) injustifiable, disant indifféremment l’être ou le non-être. Elle est alors source de potins et de rumeurs
1.2/ Les textes, comme les maisons, doivent être bâtis pour être « habités »
1.3/ L’interprétation imaginale n’est pas une interprétation strictement poétique : elle reste attachée à la sphère ontique, et ne substitue pas au monde réel, celui de la parole
2/ De l’interprétation à l’herméneutique ontologique 2.1/ L’interprétation est un mouvement « naturel » : la métaphore relève de la mimésis et de la phusis
2.2/ L’interprétation, pour être ontologique, doit être écriture interprétante : à mesure que l’imagination interprète le teste, elle construit parallèlement le propre récit de l’âme
2.3/ L’interprétation est discours de l’être parce qu’elle est discours imaginal. La métaphore retrace scripturairement l’évènement que l’âme a vécu dans l’inter monde de l’imagination
2.4/ Le dévoilement de l’ésotérique de l’ésotérique correspond au « Connais-toi toi-même » philosophique : l’interprétation accède à la connaissance imaginale en distinguant la répétition du redoublement inutile
3/ De l’interprétation à la révélation : l’ultime épreuve de l’herméneutique ontologique 3.1/ L’interprétation du silence et la découverte du secret
3.2/ « Jusqu’à ce que les silences de nouveau s’ouvrent, comme parfois s’ouvrent les eaux »
3.3/ Du silence littéral au silence de mon coeur
3.4/ L’interprétation est connaissance imaginale. L’interdire signifierait rendre inaccessible à l’âme le monde imaginal, et impossible sa propre compréhension
3.5/ « Ô mon âme, pour toi que reste-t-il à faire ? qu’à briser ton orgueil devant un tel mystère »
3.6/ Le poète ne dit-il pas « Pardonne à cette main l’angoisse de ses mots » ?
4/ L’âme élabore une ontologie grâce à « la relation herméneutique » 4.1/ La Révélation est un message qui m’est adressé, Son message
4.2/ L’interprétation scripturale est légitime : la main-qui-écrit « prolonge » la main que Dieu nous tend
4.3/ L’interprétation cherche à expier la faute originelle, en élaborant un acte libre de parole censé réparer le libre-arbitre fautif et orgueilleux d’Adam
5/ La méthodologie imaginale de l’herméneutique ontologique 5.1/ L’interprète laboure la « Terre de l’âme »
5.2/ La méthodologie imaginale est une maïeutique, un déploiement métaphorique de la vérité
5.3/ Le Buisson ardent comme l’illustration parfaite du discours méthodologique de l’interprétation imaginale

VI/ Premières conclusions sur la métaphysique de l’imagination

1/ L’eschatologie comme réalisation (mise-au-réel) de l’imagination 1.1/ La révélation est un processus de concrétisation et de réalisation subjective par opposition à l’analyse conceptuelle, processus d’abstraction visant l’objectivité
1.2/ La révélation est la réalisation eschatologique de l’âme, soit la « mise au présent » de la présence (à soi) de l’âme
1.3/ La mise-à-l’indicatif de l’Impératif ou la spatialisation du temps
1.4/ La révélation imaginale comme l’étude du « présent »
1.5/ L’étude de l’imago Templi et du temple terrestre permet de mieux comprendre le rapport qui existe entre l’image et la réalité
2/ La philosophie prophétique : la révélation est réalisation libre 3/ L’Imaginal, parce qu’il est le « lieu non-lieu » de l’âme, n’oppose pas la révélation à la réalisation ni la Présence au Devenir 4/ La métaphysique de l’imagination définit la vérité comme « substance relationnelle » et la vision imaginale comme vision-éthique 4.1/ L’épisode du Buisson ardent : une illustration de la théorie imaginale de la vision-éthique
5/ La renaissance au désir comme force psychanalysée et forme psychanalisante
6/ La chevalerie spirituelle ou l’imagination faisant ordre
6.1/ Le portrait du chevalier
6.2/ Trois caractéristiques de l’attitude chevaleresque : un désespoir cause d’espérance, une morale de l’ordre du « en faisant », un art de saisir l’occasion
6.3/ De la générosité cartésienne à la juvénilité spirituelle
6.4/ La chevalerie spirituelle comme théorie imaginale de la liberté et de l’ordre : déplacement de la notion d’archétypes séparés à celle d’idées « missionnées »

VII/ Quand le miroir s’étonne…De la connaissance du réel comme ontophanie

1/ De la théophanie à l’incarnation sans jamais traverser la transparence 1.1/ La théophanie : ni « face », ni « Face », mais face-à-Face imaginal
1.2/ L’ontophanie comme plénitude imaginale
1.3/ L’incarnation : une dynamique ascensionnelle de la forme imaginale
1.4/ L’incarnation ou la rencontre de la théophanie avec ell-même : entre transparence et sacrifice
2/ La hiéohistoire ou le salut des phénomènes 3/ Quel est le symbole d’une connaissance du réel ? 3.1/ Le visage est-il l’autre nom du phénomène imaginal ?
3.2/ Phénomène jusqu’à la trace
4/ La trace imaginale ou la modalité hiérohistorique du salut

VIII/ La gloire du roseau parlant : l’imagination comme un autrement dit

1/ L’interprétation éthique 1.1/ Le tracé de l’effacement de la trace
1.2/ Le reseau parlant : l’injonction imaginale
1.3/ Le récit imaginal ou la mise-en-question originelle
1.4/ La parole imaginale : de la promesse à la hiéro-promesse (prière), pour s’orienter vers l’authentique promesse
2/ La nouvelle interprétation imaginale ou la critique emphatique de la métaphysique de l’Un 3/ La métaphysique de l’imagination ou le surgissement de l’humain dans l’être
4/ L’autrement dit : monologue de Jésus-Christ ou dialogue entre Jésus et Judas ? 4.1/ L’oeuvre comme la Croix du logos
4.2/ Le verbe de Jésus dit le moins-être de la créature, renversant par-là même le destinée du Verbe
4.3/ « Jésus l’Imagination »
4.4/ La parole christique ou la parole qu’il faut interrompre : Jésus pourrait-il dire (donner du sens, signifier) sans l’intervention de Judas et de Pierre ?

2ème Partie

I/ Le secret de la subjectivité

1/ Le secret de la méthode : de la réduction égologique à l’irréductibilité de la solitude-au-sein-du-Deux 1.1/ L’autre secret
1.2/ La solitude au sein-du-deux
2/ Le sujet devient sujet en créant sa solitude 2.1/ Le surcroît de solitude
2.2/ Le Partage de la solitude divine
2.3/ La solitude du Seul ou l’intelligibilité du Deux
3/ De la séparation en tant que lien originel 3.1/ Le primum relationis : le désir du lien
3.2/ Le sujet-séparé préserve l’infinité du désir de l’infini
3.3/ Le sujet ou l’authenticité du manque
4/ Le sujet : créateur d’une création qui le réclame 5/ Le secret de la subjectivité 5.1/ De l’adieu à l’à-Dieu
5.2/ Le sujet éthique est l’élu de l’infini
6/ Le sujet éthique se libère à partir de la vérité de la séparation 6.1/ La séparation et l’infini
6.2/ La séparation est l’in-condition pour le sujet d’un rachat de création : de la subjectivité occidentale à la subjectivité orientale
7/ L’imagination hyperbolique du sujet éthique 7.1/ De l’hyperbolisme du Même à l’hyperbolisme de l’Autre
7.2/ La vérité de l’oeuvre créatrice ou la fécondité du système : du sujet éthique à l’Amour

II/ L’amour ou la pensée de l’autre

1/ Le discours de la totalité sacrifiée 1.1/ L’entendement d’amour et sa logique imaginale : « logique de l’autre et de l’uniquement »
1.2/ L’inadéquation ou la relation imaginale comme condition de possibilité de l’Amant
1.3/ L’amour contre le tourment de la naissance
1.4/ Le devoir d’amour
2/ Le transfert psychanalytique ou l’analyse sacrifiée 3/ La justice comme (re)production-création de la totalité sacrifiée 3.1/ L’arithmo-philo-sophie
3.2/ La religion du visage ou la pensée du tiers : de l’uniquement à l’unique
4/ Le couple féminin-masculin de l’amour ou les principes d’une pensée d’amour 4.1/ L’humanité ou la pensée éthique de la différence sexuelle
4.2/ Femme et féminité : qui est l’épouse de l’Autre ?
5/ Le couple conjugal ou la dialectique de l’alliance 5.1/ Femme de l’homme et femme de Dieu
5.2/ La dialectique de l’alliance : la fidélité au lien
6/ La sexualité théophanique 6.1/ La création du corps d’amour ou l’interprétation imaginale du corps de l’autre
6.2/ La pensée d’amour ou le désir non-érotique
6.3/ Le plaisir de l’invisible : le rien imaginal
6.4/ Le monde imaginal : lieu où la relation sexuelle est approche complice de l’autre
7/ Au sein du monde imaginal se crée une nouvelle intrigue entre Beauté et Amour : la sublimation de l’homme mortel en Humain 8/ La pensée d’amour comme éthique de la mort 9/ La philo-sophie ou la philosophie-devant-l’autre

III/ La tristesse : l’émotion du fondement

1/ De mon émotion la plus intérieure à l’Émotion première, fondamentale 1.1/ Entre moi et moi : la morsure de l’en-soi ou l’écoulement ontologique
1.2/ De l’ophélisation (bachelardienne) à la Tristesse (corbinienne) : la découverte de l’imagination émotionnelle
2/ L’émotion sur la voie de jugement imaginal 2.1/ L’émotion triste est celle de l’amant désirant l’infini : s’attrister, c’est prendre conscience de l’amour qu’éprouve l’un envers l’autre et le réel
2.2/ De l’émotion d’amour à l’émotion de la pensée d’amour : le passage-à-l’infini
2.3/ L’émotion infinie naît de la rencontre de l’âme et de la « distance » et s’éprouve telle une « mise au lointain »
3/ La Tristesse divine ou la relation fondamentale 3.1/ L’espace imaginal est significatif parce qu’il hérite de la Tristesse divine, en se chargeant de son écho
3.2/ La Tristesse divine désigne l’entre de la Beauté et de l’Amour. Elle qualifie la chute de l’Intelligence vers l’Âme et oriente par là-même celle de l’âme
4/ La Tristesse divine ou l’émotion du fondement : à la source de l’humidité de l’âme 4.1/ La Tristesse divine est la compagne de l’âme
4.2/ Le pleur est-il le souffle véritable ?
4.3/ L’émotion triste est au coeur (centre du coeur) du procédé cognitif du réel : elle donne lieu à un jugement authentique qui ne sépare pas le représentation (qu’il se fait du réel) de la comparution du sujet pensant
4.4/ L’émotion du fondement fait « halte » devant l’évidence
5/ L’humidité de l’âme ou la preuve chaleureuse de Dieu 5.1/ Cristallisation et liquéfaction de l’âme : vers le passage, ou le pas-sage, jusqu’à l’épuisement des larmes
5.2/ De la miséricorde divine à l’imagination (par l’âme) de la pitié
5.3/ L’âme humide est fille de l’Un-mère. L’imagination éthique invente la filiation (éthique) de la Mère
5.4/ L’hyperbolisme créatif de l’âme et la découverte de la vérité
6/ L’histoire Triste de l’âme : lorsque l’émotion se fait événement hiérohistorique 6.1/ La juvénilité de l’âme : devenir le chevalier de la Mère, porter le blason maternel
6.2/ L’Un-Mère n’est pas la mort mais la mort faite Mère
6.3/ La hiérohistoire de l’âme ou la découverte imaginale de la filiation (à l’Un-Mère) : l’âme, au lieu de revendiquer sa filiation, vise l’infini de la filiation
6.4/ L’histoire de l’émotion ou le récit du deuil d’amour

IV/ Le mundus imaginalis : du « monde imaginal » à la « mer imaginale »

1/ La « mer imaginale » ou le référentiel de la Chute et de l’Un-Mère 1.1/ L’axe de la Chute
1.2/ La mer sacrosainte : l’Ile Verte et la mer blanche
1.3/ Le Monde des Mères et l’Un-Mère
1.4/ Blancheur d’écume et Blancheur d’Orient : quand l’inachèvement de l’âme se révèle accomplissement
2/ L’histoire de l’âme dans la « mer imaginale » : la mémoire du Blanc ou l’effacement même de la trace 3/ Le miroir ondin de la mer imaginale 4/ La mer imaginale : première introduction à l’écriture

V/ À la porte du Livre

1/ Sur les chemins de l’écriture et de la lecture : c’est au sein des dynamiques d’exil et de fuite que se définit le noeud formé par l’écriture, la lecture, le lieu (et l’avoir lieu)
2/ Le péché d’écriture et de lecture
3/ Le lieu du Livre ou l’hospitalité humaine : le livre de l’homme et de Dieu
4/ Le Livre : un monde imaginal où les paroles, humaine et divine, se font face
5/ Entre écriture et lecture, un rapport théophanique de l’ordre de l’insoupçonné
6/ L’interprétation imaginale : le sens de l’hospitalité
7/ À la conquête de l’insularité imaginale
8/ Le Texte ou la demeure imaginale

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