Jacqueline Starer

Les Écrivains de la Beat Generation.

25 Euros- 350 pages / ISBN: 978-2-919121-02-1/ éditions d’écarts, 2011.

Au moment où j’ai commencé les travaux de ce qui allait
devenir Les Écrivains béats et le voyage, il n’existait aucune étude historique du mouvement beat.
Comme un tel ouvrage était indispensable à l’analyse de ce
mouvement, j’ai entrepris de le faire.
J’ai d’abord soigneusement recueilli, au fur et à mesure de mes
lectures, toute indication précise concernant soit les écrivains
beats en particulier soit le mouvement beat pris dans son
ensemble. Dans un deuxième temps, j’ai tenté de combler les
lacunes de cette Chronologie en interviewant les écrivains beats
eux-mêmes.

Finalement, pour réduire au minimum les risques d’erreur
inhérents à une telle entreprise, j’ai demandé à Carolyn Cassady,
Gregory Corso, Lawrence Ferlinghetti, Allen Ginsberg,
Eileen Kaufman et Gary Snyder de bien vouloir vérifier cette
reconstruction. J’ai trouvé chez eux une réception amicale, un
même esprit de vérité et de partage.
J.S.

Lire l’introduction

Recension du livre de Jacqueline Starer par Carla Gordon

https://ecartsmbh.wordpress.com/2011/07/29/%C2%AB-la-beat-generation-a-reussi-a-changer-la-vie-%C2%BB-interview-gildas-le-dem/

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Jacqueline Starer, K. B. Keith Barnes
édition bilingue, traduction anglaise par Helen McPhail, éditions d’écarts, 2007

121 pages – 20 euros/EAN 9 78-2-912 8-2481-3

(…)K .B., court récit rétrospectif, est un hymne à la jeunesse et à la joie de vivre libre de toutes les conventions artificielles. Il évite tous les pièges d’une thématique – « il n’y a pas d’amour heureux » – en soi rebattue à travers les siècles par le roman, reprise et prolongée par le cinéma. Souvenir toujours vivant d’un amour fou mais pas fadement idyllique qui traverse sans que la narratrice s’y appesantisse les problèmes matériels, les différences de tempérament, les autres rencontres… autant de mises à l’épreuve victorieusement surmontées.__Ce récit, cette autobiographie d’un amour qui est aussi la biographie hommage à un Poète extrêmement doué, est peut-être plus encore une oeuvre d’art. Nous sommes sensibles à l’authenticité toujours vibrante d’un sentiment qui a su trouver à la fois un ton détaché – aucun pathos – et une écriture claire, sobre, dense, concise, précise et très visuelle et sensorielle – celle-là même du court récit qui se refuse les digressions, les phrases explicatives et les propositions subordonnées comme inutilement encombrées et encombrantes. Les mots, les propositions, les phrases se détachent sur un rythme rapide, incisif :_:_« Elle avait été surprise de sa beauté, de son air de confiance, de don, d’enfance et d’assurance à la fois. Ils avaient fait l’amour, très bien. Et puis, ils avaient rallumé. Tout de suite, des rires, l’entente. Il s’était mis à cueillir des cerises imaginaires sur le mur, tout autour de la lampe. Ils avaient fait l’amour plusieurs fois, cette nuit-là. » (p.21)__La vivacité du sentiment toujours présent est rendue plus vivace encore par des procédés propres au genre du récit et de la nouvelle sans apparaître comme des artifices techniques : annonce au tout début de la fin fatale suivie d’un « flashback » lui dans l’ordre chronologique ; surtout choix de la troisième personne qui permet à la narratrice qui en est aussi l’héroïne de prendre du recul par rapport à son histoire en évitant l’émotion facile. Ce court récit émouvant est aussi une oeuvre d’art, un petit chef d’œuvre.
Extrait du Coup de cœur de Michèle Duclos / Le Journal des Poètes n°3 de 2008


LA TRADUCTIÈRE N° 25 juin 2007

revue franco-anglaise de poésie et art visuel

Dans une note finale, Jacqueline Starer précise : « Ce récit constitue la véritable préface à l’œuvre poétique de Keith Barnes. » Le livre s’articule en cinq parties : la première, consacrée aux derniers mois de Barnes, mort d’une leucémie aiguë le 10 septembre 1969, dans sa trente-cinquième année ; les suivantes, construites comme une remontée dans le temps. La vie de K.B. est vouée à la recherche de soi à travers l’écriture, dans un tourbillon de lieux, de rencontres. Né dans l’East End de Londres, il est fasciné par la création débarrassée de ses entraves ; il compose dès l’âge de douze ans, est admis l’année suivante à la Royal Academy of Music, renonce à écrire de la musique à vingt-cinq ans, décide de se consacrer à la poésie, est tenté par la peinture et la sculpture, écrit des romans, revient définitivement à la poésie.

Jacqueline Starer fut sa compagne pendant les six dernières années de sa vie. Elle choisit la distanciation en posant deux personnages : elle et il : Keith est mentionné parfois par la seule lettre K. qui nous renvoie inconsciemment au mystère Kafka. Difficulté de la tâche : le récit oscille entre l’intime (la compréhension, la lecture de l’autre) et le mondain (les relations littéraires, les liaisons amoureuses) et le recul voulu, la volonté d’être le regard du lecteur. Ce qui permet de sortir de l’anecdote (les séjours à Paris, aux U.S.A, en Israël ; les voyages ; les noms des écrivains amis ou amants ; la description des appartements et des maisons où le couple séjourne), c’est l’impression de fuite, d’errance, qui renvoie au travail secret de l’écriture ; c’est l’insertion d’une histoire dans une Histoire en train de se faire, elle aussi, à travers les épreuves (la Guerre des Six Jours, Mai 68). Ma préférence va à la première partie qui évoque avec pudeur la fin de K. : « Depuis quelques mois, il ne travaillait plus jusque tard dans la nuit, la nuit qui ne juge pas, qui ne blesse pas et lui donnait le sentiment d’être son propre maître […] » ; la vie et l’écriture s’y rejoignent dans un moment unique où l’on ne sait plus si c’est la vie qui tue l’écriture ou si c’est l’écriture qui tue la vie.

Une première édition de K.B. était parue en 1987 (Maurice Nadeau, Paris). Celle-ci, en disposant la traduction sur la page de gauche, à l’inverse de la tradition, nous rappelle que, bien qu’en exil, Keith Barnes resta profondément attaché à sa langue qui le fascinait en tant que matériau premier, inépuisable. Les phrases de Helen McPhail renvoient à l’original avec discrétion et élégance.

Claude Held

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Etudes Anglaises  vol. 41, n°2, 1988, p. 240.
Note de lecture de Roger ASSELINEAU.

Jacqueline Starer est l’auteur d’un excellent ouvrage sur Les Ecrivains beats et le voyage, paru en 1977, et voici qu’elle publie maintenant la biographie d’un jeune poète anglais, Keith Barnes, emporté brutalement en 1969 à l’âge de trente-quatre ans par une leucémie, après avoir publié un recuueil de poèmes, Born to Flying Glass (1967) et en avoir préparé deux autres, The Thick Skin et Ain’t Hung Yet. Il s’agit moins, à vrai dire, d’une biographie critique qe d’une sorte de nouveau Elle et lui, qui se lit comme un très beau et très émouvant roman d’amour, suivi d’un recueil de traductions de poèmes de Keith Barnes, qui donnent envie de connaître le texte original. – Roger ASSELINEAU.

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Les femmes de la Beat generation et la poesie

Portrait d’UN GROUPE QUI N’EN EST PAS UN

Elise Cowen, Diane di Prima, Joyce Johnson, Hettie Jones, Lenore Kandel, Eileen Kaufman, Joanne Kyger, Joanna McClure, Nancy Peters, Janine Pommy Vega, Anne Waldman, Helen Weaver, ruth weiss et les autres…

Jacqueline Starer  / 15 mars 2010

Ce texte, publié dans le N° 200 d’Action Poétique (Juin 2010),est une version remaniée et augmentée d’un article paru dans le N° 2 de 2004 du Journal des Poètes (Bruxelles).

Il est présenté ici avec autorisation.

https://ecartsmbh.wordpress.com/2011/07/29/les-ecrivains-de-la-beat-generation-critique-de-m-duclos/

https://ecartsmbh.wordpress.com/2010/07/16/les-femmes-de-la-beat-generation-et-la-poesie-par-jacqueline-starer/

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